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extrême gauche - Page 3

  • Immigration : le MEDEF parle la même langue que l'extrême gauche...

    Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Alain de Benoist à Nicolas Gauthier et publié sur Boulevard Voltaire. Alain de Benoist y évoque la question de l'immigration...


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    Immigration : le MEDEF parle la même langue que l'extrême gauche

    De tout temps, les peuples se sont déplacés, les uns envahissant les autres, certains s’assimilant aux terres conquises, d’autres s’en faisant chasser. Les actuelles immigrations massives paraissent obéir à une autre logique…

    Ces migrations relèvent en effet d’une logique purement économique : intériorisation des seules valeurs marchandes et mise en place d’un système globalisé. Elles sont en outre parfaitement conformes à l’esprit du capitalisme. Au XIXe siècle, Adam Smith expliquait déjà qu’un marchand n’a d’autre patrie que l’endroit où il peut faire son plus gros bénéfice. Son principe relevant de l’illimitation, c’est-à-dire du « toujours plus », le capitalisme porte en lui l’impossibilité de demeurer dans l’en-deçà d’une frontière. Il aspire à supprimer les frontières. C’est le principe même du libre-échange : « laisser faire, laisser passer ». La libre circulation des marchandises et des capitaux implique évidemment aussi celle des hommes.

    Vu de « droite », les responsables de ces flux migratoires exponentiels seraient des gens de gauche ou d’extrême gauche. Ce raisonnement ne serait-il pas un peu hâtif ? Et notre grand patronat n’y serait-il pas un peu pour quelque chose ?

    Ce raisonnement n’est pas seulement hâtif, il est aussi remarquablement stupide. Lorsqu’en 1846 Auguste Mimerel, filateur à Roubaix, crée la première organisation patronale française, les deux grands principes dont il se réclame sont les suivants : « 1) Il faut qu’une permanente menace de chômage pèse sur l’ouvrier pour contenir ses revendications. 2) Il faut laisser entrer en France la main-d’œuvre étrangère pour contenir le niveau des salaires. » En 1924, une Société générale d’immigration (SGI) fut même créée à l’initiative du Comité des houillères et des gros exploitants agricoles du Nord-Est. Elle ouvrit des bureaux de placement en Europe, qui fonctionnèrent comme une pompe aspirante. Dans les années 1950, le même système fut mis en place dans les pays du Maghreb. En 1973, peu de temps avant sa mort, le président Pompidou reconnaissait avoir ouvert les vannes de l’immigration à la demande d’un certain nombre de grands patrons, tel Francis Bouygues, désireux de bénéficier d’une main-d’œuvre docile, bon marché, dépourvue de conscience de classe et de toute tradition de luttes sociales. Ces grands patrons, soulignait-il, en « veulent toujours plus ».

    Quarante ans plus tard, rien n’a changé. Quand il s’agit d’évoquer les « bienfaits » de la mondialisation et de l’immigration, le MEDEF et la Commission européenne parlent la même langue que l’extrême gauche. Tous voient dans le marché mondial le cadre naturel d’une « citoyenneté mondiale » conçue comme condition première d’un « nomadisme » libérateur. Réseaux mafieux, passeurs d’hommes et de marchandises, grands patrons, militants « humanitaires », employeurs « au noir » : tous militent pour l’abolition des frontières. Olivier Besancenot, Laurence Parisot : même combat ! Par conséquent, qui critique l’immigration mais ne dit rien du capitalisme ferait mieux de se taire.

    Entre théorie du « Grand Remplacement » (Renaud Camus) et « nomadisation du monde » (Jacques Attali), quel constat dresser de ce phénomène ? On devine la logique des esclaves (aller trouver la chimère d’un monde meilleur) ; mais quelle peut être celle de nos nouveaux esclavagistes ?

    Elle est assez simple. Une immigration peu qualifiée et faiblement syndiquée permet aux employeurs de se soustraire aux contraintes croissantes du droit du travail afin d’exercer une pression à la baisse sur les salaires des travailleurs français. C’est bien pourquoi le capitalisme cherche à mettre en concurrence la force de travail autochtone, non seulement avec les mains-d’œuvre misérables du tiers-monde, mais avec ces armées de réserve salariales que sont les populations issues de l’immigration. Historiquement parlant, quand il y a pénurie de main-d’œuvre dans un secteur, soit on augmente les salaires, soit on fait appel à la main-d’œuvre étrangère. C’est cette dernière option qui a constamment été privilégiée par le CNPF, puis par le MEDEF. Choix témoignant d’une volonté de profits à court terme, qui a retardé d’autant l’amélioration des outils de production et l’innovation en matière industrielle. Le patronat veut de l’immigration continue pour alimenter des reculs sociaux continus. Le résultat est que l’immigration rapporte au secteur privé beaucoup plus qu’elle ne lui coûte, alors qu’elle coûte au secteur public beaucoup plus qu’elle ne lui rapporte. Les immigrés, aujourd’hui, constituent plus que jamais l’armée de réserve du capital.

    À ce propos, que vous inspire l’actuelle polémique sur le travail dominical ? Avancée en termes de compétitivité ou régression sociale ? Faut-il vivre pour travailler ou travailler pour vivre ?

    Il y a déjà beaucoup de gens qui travaillent le dimanche. Je suis tout à fait hostile à ce que l’on ajoute des dérogations supplémentaires à celles qui existent déjà. Et cela pour deux raisons. La première est que le « mieux-disant » économique associé à la déréglementation du travail le dimanche sera à terme synonyme de « moins-disant » social. Cette déréglementation accentuera encore la tendance à la flexibilité et à la précarité du travail. Les grands magasins qui réclament l’ouverture dominicale de leurs enseignes savent évidemment qu’ils y trouveront leur intérêt. Ils s’appliquent à faire croire aux travailleurs que c’est aussi le leur. On connaît le slogan : « Travailler plus pour gagner plus ». En réalité, au lieu de revendiquer des augmentations de salaire, le refus des contrats précaires et l’amélioration des conditions de travail, on travaillera plus pour se faire plus exploiter. Quand on entend Christophe Barbier, de L’Express, dénoncer le « respect stupide du droit », on comprend qu’à plus long terme, l’objectif est le démantèlement du Code du travail et la suppression des acquis sociaux.

    La seconde raison est d’un ordre tout à fait différent. Ceux qui veulent nous faire croire que le dimanche est une sinistre invention qui entrave la maximisation de leurs profits rêvent d’une semaine où il n’y aurait que des jours comme les autres. Je crois au contraire que notre rapport à la temporalité exige qu’il y ait des jours différents, c’est-à-dire qu’il y ait dans l’existence des césures correspondant à des rythmes dans la succession des semaines et des mois. La suppression de la différence entre le dimanche et les autres jours de la semaine relève de la même volonté de supprimer partout les frontières et les limites faisant obstacle à la mise en place d’un grand marché planétaire homogène. Toujours l’idéologie du Même !

    Alain de Benoist, propos recueillis par Nicolas Gauthier (Boulevard Voltaire, 23 octobre 2013)

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  • Récupération ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue intéressant d'Antoine Bueno, cueilli sur Atlantico et consacré à la mort d'un jeune militant d'extrême gauche au cours d'une rixe... Antoine Bueno enseigne la littérature à Sciences Po.

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    Récupération : Clément Méric une victime, oui... Un martyr, non

    A peine le jeune homme était-il tombé que la machine à récupération démarrait en trombe. Avant même qu’il se fut éteint, elle s’était emballée.

    En moins de 24 heures, Clément Méric est devenu un symbole, si ce n’est un martyr.

    Clément Méric est bien sûr une victime, mais certainement pas un martyr.

    Oui, Clément Méric est une victime. Victime d’un acte de violence que rien ne saurait excuser et dont le ou les auteurs devront répondre devant la justice. C’est bien à cela que servent le code pénal et les assises.

    Clément Méric est mort comme hélas de trop nombreux autres jeunes meurent en France, sans qu’on n’en entende jamais parler, victimes d’actes de violence.

    Alors pourquoi spécifiquement parler de Clément Méric, plus que d’un autre ?

    Menons l’enquête.

    Peut-être, si l’on en croit Anne Hidalgo, parce qu’« il est mort pour ses idées ».

    Ah, bon, d’accord.

    Et de quelles idées s’agissait-il ?

    Clément Méric pensait qu’il était mal d’être fasciste, xénophobe et raciste.

    C’est-à-dire à peu près ce que tout le monde pense depuis 1945.

    Clément Méric est donc mort de penser comme tout le monde. Ce qui rend son décès d’autant plus désolant, mais ne justifie pas à soi seul qu’on en fasse une cause nationale.

    Si ce n’est donc du côté de la victime qu’il faut chercher, voyons du côté de l’agresseur…

    Bingo ! Mais c’est bien sûr ! Clément Méric a été tué par un skin ! C’est ça qui est intolérable !

    Quant un voyou plante un gamin pour 10 euros ou un téléphone portable, c’est un drame, mais ça n’est pas intolérable. Ça n’est pas une cause nationale. On peut ne pas en parler, n’en faire ni banderole ni marche commémorative.

    Mais quand un skin tue pour des raisons idéologiques, ça c’est intolérable ! Ça c’est une cause nationale !

    Parce que c’est le Mal.

    Et… J’ai une question… Mais je sais pas si je peux… Allez, je me lance : et si ça avait été le contraire ? Si un skin avait péri de la main d’un militant d’extrême gauche ? Est-ce que ça aurait suscité autant d’indignation ?

    Mais oh ! Quel mauvais esprit ! Et quel âne ! Pas d’amalgame !

    N’empêche, dans l’hypothèse d’une improbable symétrie, c’est avec malice qu’on peut se demander si Marine se serait autant répandue que Mélanchon l’a fait pour demander la dissolution des activismes du camp adverse…

    Trêve de politique fiction, retour au réel, le Mal, c’est la figure patibulaire du Skin. Pas celle, romantique, du militant d’extrême gauche.

    Pourquoi ? Parce qu’il nous rappelle de mauvais souvenirs, le skin. Plus précisément « les heures les plus sombres de notre histoire », selon la formule consacrée.

    Ah, bon, d’accord.

    Mais quel danger représentent aujourd’hui les quelques illuminés qui continuent à se raser le crâne et se faire tatouer des croix gammées sur la gencive ou celtiques derrière les oreilles ?

    Euh… Peu importe.

    Parce que, ce qui importe, c’est qu’à l’occasion d’un fait divers on puisse raviver le brasier bien froid du XXème siècle, réagiter le spectre décomposé des vieux affrontements idéologiques, rebrandir l’épouvantail usé du fascisme.

    On en profite pour simplifier le monde, lui retrouver des pôles, un Bien et un Mal, en l’enduisant au passage de « peste brune », de « plus jamais ça », de « no passaran ». Bref d’anachronisme.

    Ou de nostalgie. A la nostalgie du paumé d’extrême droite répond celle de l’anti-fascisme. C’est confortable. C’est connu. Tout le monde s’y retrouve. Nostalgie d’un monde manichéen, donc intelligible.

    Bien utile, bien opportun, bien pratique pour, le temps d’une émotion suscitée et entretenue, détourner les regards des véritables fléaux qui gangrènent aujourd’hui la société, et qui ne sont à l’évidence pas les trois malheureux skinheads survivant encore.

    Mais quand on fait la chasse au skin, on oublie la crise. Discours écran. Superstructure. Infrastructure. Peut-être Clément Méric lui-même n’aurait-il pas écrit autre chose.

    Clément Méric doublement violenté. Violenté physiquement. Violenté moralement pour être instrumentalisé par une bienpensance opportuniste.

    Antoine Bueno (Atlantico, 7 juin 2013)

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  • Deux poids, deux mesures...

    Nous reproduisons ci-dessous un excellent article de Christian Millau, cueilli sur Atlantico  et consacré à la troublante différence de traitement entre Maxime Brunerie, jeune militant de la droite radicale connu pour avoir tenté de tirer sur Jacques Chirac en 2002, à l'occasion du défilé du 14 juillet, dont l'intégration dans le jury d'un prix littéraire de seconde zone a suscité une violente polémique, et Cesare Battisti, terroriste d'extrême gauche, accusé d'avoir froidement assassiné un policier et un gardien de prison dans les années 70 en Italie, et , par ailleurs, auteur de polars et coqueluche du milieu littéraire germanopratin... 

     

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    Pourquoi les bonnes âmes préfèrent-elles un Battisti en cavale et non repenti, à un Brunerie ayant purgé sa peine et revenu de ses erreurs ?

    S’avisant au tout dernier moment que Maxime Brunerie, le jeune homme qui avait tenté de tuer Jacques Chirac le 14 juillet 2002, faisait partie du jury du Prix littéraire du Savoir et de la Recherche , David Le Breton, le lauréat pressenti, a refusé d’être couronné, l’Université Paris-Descartes a rompu son partenariat et de nombreux jurés ont démissionné. Un passé d'extrême droite exclut-il tout droit à la rédemption ?

    Maxime Brunerie ? Pour moi, c’était un jeune homme dérangé qui avait voulu descendre Jacques Chirac avec un 22 long rifle et qui a été libéré en 2009, après sept ans de réclusion. J’apprends que la romancière Laurence Biava, fondatrice de ce nouveau prix, faisant sa connaissance au Salon du Livre où il présentait son récit autobiographique, Une vie ordinaire, avait été séduite par sa "brillante intelligence" et sa volonté de rédemption. Il lui avait expliqué qu’il ne rêvait pas de tuer Jacques Chirac mais d’être lui-même abattu par le GIGN. Un peu compliqué, mais pourquoi pas ? Ce n’était sûrement pas pour rien qu’au moment de son procès, il avait été soumis à un examen psychiatrique. Il en avait néanmoins pris pour dix ans.

    Quoiqu’il en soit le problème n’est pas là. Que Brunerie ait été sérieusement fêlé et ne le soit plus, qu’il regrette sincèrement ou non son geste, les jurés de ce Prix s’en contrefichent. La clé de toute cette (mince) affaire se trouve dans le titre de la dépêche de Rue89 :« Brunerie, l’ancien facho qui voulait tuer Chirac ». Eh oui, un ancien facho ! Autrement dit, une ordure (un ancien stalinien étant, lui, des plus convenables). Et qu’avait-il fait d’affreux et d’inexcusable dans sa vie, l’ancien facho ? Il avait été candidat du parti de Bruno Mégret aux municipales (un diable, Mégret ? Plutôt un pauvre diable) et fréquenté les milieux d’extrême droite. En juillet dernier, il avait voulu adhérer au Modem de François Bayrou ! Vous savez, ce mouvement terroriste de lanceurs de bombes ? Bref, le dernier des salauds.

    Je précise que je ne connais pas ce type, que je n’ai jamais tiré sur un président de la République et que j’ai envie de vous dire : vous voyez ce que la politique mal comprise peut faire d’un jeune homme cultivé qui se voyait sans doute un grand destin.

    Peu importe qu’il ait purgé sa peine et ait droit à la mansuétude - si souvent proclamée par la gauche – de ses compatriotes. Un repenti de l’extrême droite ? Mon dieu, quelle horreur ! Pour Me Emmanuel Pierrat, avocat et élu PS, qui a les idées larges en ce qui le concerne et étroites en ce qui concerne les autres, Eliette Abecassis, philosophe et romancière à succès, Mazarine Pingeot, Arnaud Viviant (ce "héros" qui a craché sur la dépouille de Philippe Muray), Fabrice Lardreau, jeune romancier qui combat l’exclusion (à l’exception de ceux qu’il exclut lui-même) et quelques autres, pas question de mêler leurs voix à celle d’une pareille vermine.

    Bien-sûr, je ne conteste à personne le droit de refuser un prix  ou de le donner, mais imaginons un instant un autre scénario. Cette fois, il ne s’agit pas d’un facho mais d’un ancien militant de l’extrême gauche italienne – celle-là même qui exécuta Aldo Moro - fondateur des Prolétaires Armés, condamné par contumace  par la justice italienne à la perpétuité pour  l’assassinat d’un gardien de prison et d’un policier, ainsi que pour complicité dans les meurtres d’un boucher et d’un bijoutier de Milan dont le fils, rescapé de la fusillade, est resté tétraplégique. Césare Battisti – vous l’avez reconnu –échappant pour la seconde fois à l’extradition (la première grâce à François Mitterrand) vit, à présent, libre au Brésil, sans s’être jamais repenti de quoi que ce soit.

    Tant qu’il n’aura pas été jugé, il faut se garder de se prononcer sur sa culpabilité ou son innocence. En tout cas, si cet assassin présumé, image sainte de notre gauche bien pensante – de Fred Vargas à Guy Bedos – pouvait revenir en France et si on l’invitait à participer au  jury du Prix du Savoir et de la Recherche, on peut être certain que ni Mazarine Pingeot, ni  Emmanuel Pierrat ou Arnaud Viviant ne claqueraient la porte. Avec Libération, Rue89, Médiapart et tout le lobby des intellos "comme il faut",, le retour du héros serait salué comme une victoire de la démocratie .

    Christian Millau (Atlantico, 23 novembre 2011)

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  • Alain de Benoist s'entretient avec David L'Epée (2/2)...

    Vous pouvez visionner ci-dessous la suite de l'entretien d'Alain de Benoist avec David L'Epée.

    Thèmes abordés :

    1 –  Le péril américain
    2 –  Peut-on parler d’une islamisation de l’Europe ?
    3 –  Le progrès, la mondialisation et le sens de l’histoire
    4 –  Quel avenir pour la globalisation ?
    5 –  L’écologie : à la fois conservatrice et révolutionnaire
    6 –  La décroissance : une chasse gardée de l’extrême gauche ?
    7 –  Considérations sur quelques esprits libres d’hier et d’aujourd’hui
    8 –  Quel mode de vie pour un penseur dissident ?
    9 –  S’instruire et écrire : une question d’organisation et de discipline.

    David L'Epée dispose d'un site sur internet : David L'Epée, intellectuel indépendant

    Vous pouvez, par ailleurs, suivre les activités d'Alain de Benoist et vous tenir informé de ses publications sur le site : Les amis d'Alain de Benoist

     

     


    Entretien avec Alain de Benoist 2/2 par davidlepee

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